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le tour du monde de Pål et Sandrine
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A nous la Bolivie ! - 27.12.2005 retour

Il fait encore frais ce lundi matin lorsque nous traversons le Rio Villazón et obtenons nos tampons d'entrée en Bolivie. Sans attendre, nous nous rendons en compagnie d'un couple d'Argentins, Natalia et Bernardo, à la gare pour y acheter des billets à destination d'Oruro pour le train de mercredi (il n'y en a que deux par semaine).

- Hoy no, Mamita, mañana a las 8 ("pas aujourd'hui, p'tite mère, demain à 8 heures") est la seule réponse que j'obtiendrai du préposé aux billets. Pas démoralisés pour un sou, nous posons nos sacs dans un residential pas trop pourri, prêts à attendre le temps qu'il faudra pour prendre le train. On en a marre des bus !

Le lendemain, nous nous levons à 5 heures et demie et retournons à la gare. Nous ne pensions pas être les premiers, mais il y a déjà une bonne cinquantaine de personnes qui font la queue devant le guichet, qui n'ouvrira que dans 2 heures ! L'ambiance est sympathique et nous partageons notre paquet de biscuits avec un pépé argentin qui va visiter sa famille à Cochabamba pour les fêtes.

A huit heures tapantes, le guichet ouvre. Après qu'une vingtaine de personnes ont pu retirer leur billet, le système informatique plante. Tout le monde trouve cette situation très amusante et personne ne se plaint ; que peut-on y faire de toutes façons ? Finalement, après une bonne demi-heure d'interruption, la vente reprend. Il ne reste que 7 personnes devant nous, quand une femme s'écrie: "Comment ça il n'y a plus de billet ?"

Là, on atteint la limite de l'émeute, tout le monde pousse dans tous les sens et hurle pour essayer de se faire entendre. A cet instant, le policier présent dans la salle va tenter durant plusieurs minutes de faire asseoir le gens. Lorsque tout le monde s’est exécuté, "Mister Ticket" prend la parole pour nous dire qu'effectivement il n'y a plus de billet de 2ème et 3ème classe, mais qu'il reste des billets de première, pour le double du prix. Pour nous évidemment, ce n'est pas un problème de payer 20 US au lieu de 10 et, un peu honteux de pouvoir nous l'offrir, nous nous levons pour acheter nos billets.

Il est plus de dix heures lorsque nous sortons de la gare, nos billets en poche, en compagnie de Boliviens bredouilles, qui ne pourront pas aller rendre visite à leur famille pour les fêtes. On se sent impuissant face à cette injustice comme à tant d'autres...






   
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