Lundi 7 avril, on a pris le vol de CUBANA pour La Havane. L'avion était un YAK-42 (jamais entendu parler) légèrement pourri où tout était écrit en russe. Pas de soucis, la fumée qui envahit la cabine au décollage n’est due qu’à la climatisation...Une heure de vol sans encombre et, déjà, on se pose. Le passage de l'immigration prend plus de temps que pour n'importe quel autre pays dans lequel je m'étais rendue jusqu'à présent. Dans le bus qui nous conduit en ville, j'ouvre grand les yeux. Il y a plein de vieilles voitures américaines d'avant 57, des petits vieux sur des vélos, des gens fauchent les champs avec des machettes d'un autre temps. Cuba n’a pas encore franchi le cap du XXIème siècle. On arrive à l'hôtel alors qu’il est déjà assez tard. Pour ce soir on se contente d'une pizza et d'un Mojito (cocktail typique de Cuba, à base de rhum, jus de citron et menthe fraîche.
Mardi, debout à 7 heures et petit dèj à l'hôtel. Comme on n'a pas beaucoup de temps, une fois n'est pas coutume, on se décide pour un tour organisé de la ville, histoire de ne rien manquer. Direction le Capitole, la place de la Révolution et son immense portrait du Che, le bord de mer et, enfin, deux heures de balade à pieds dans La Havana Vieja, la vieille ville, anciennement fortifiée. Cela me gonfle légèrement de suivre comme un mouton, mais les explications du guide sont très intéressantes et j'en ai bien besoin. Alors que le bus ramène les autres dans leurs hôtels respectifs, on préfère rester à flâner dans les rues. On décide de marcher jusqu'au musée de la révolution. Tant qu'on était dans les rues fréquentées par les touristes, j'avais été frappée par leur propreté et celle des façades. Mais, dès que l'on sort de ce périmètre, le décors est tout autre.
On marche littéralement dans la M...(pas de la panse de brebis farcie, de la vraie m...), les maisons manquent de s'écrouler, affaissées et fissurées de partout. Comme nous avions soif nous pénétrons par une porte marquée "tienda" (magasin) pour acheter une bouteille d'eau. Tout ce qu'il y avait à vendre était quelques pommes de terre et deux choux. Ah ben j'ai dit bon, tant pis ! Musée de la Révolution, toute l'histoire de Cuba racontée sur deux étages. Bien sûr on y fait la part belle aux discours lyriques de Fidel et du Che. Quelque part c'est amusant, on comprend ce qui a été raconté à la population. Retour à l'hôtel à pieds par le bord de mer. Une bonne heure de marche plus tard je m'écroule sur mon lit. La folle nuit de salsa, ce sera pour ma prochaine visite !!
Mercredi, retour au Mexique avec le même avion pourri et le même équipage qu'à l'aller ! En quelques heures, La Havane et la gentillesse des cubains m’ont laissée sous le charme. Un seul regret, ne pas être restée plus longtemps. Et déjà je me fais la promesse de revenir.